Encyclopédie du XVIIIème siècle

par | 21 Mai 2021 | Travaux de reliure

Constat d'état

Voici plusieurs photos de l’état originel des ouvrages confiés.

Le dos

Les pages de gardes et la première page

Zoom sur la page de gardes

L'ouvrage tel qu'on me l'a confié

C’est un particulier qui a poussé la porte de l’atelier en avril pour me confier la restauration de quatre magnifiques encyclopédies.

Il y a deux dictionnaires, une encyclopédie de théologie et une encyclopédie d’Histoire. Trois sont de Moreri et une de Pierre Richelet.

Toutes datent entre 1656 et 1719.

Tout d’abord, sur ce genre d’ouvrage, on fait un travail de constat d’état : on pointe toutes les réparations à faire, puis on met en place un protocole d’action à l’écrit avant de se lancer dans quoi que ce soit.

Une fois que j’étais sûre de la manière dont j’allais aborder le travail, c’était parti !

Le travail du dos

Tout d’abord, je mets le dos à nu : j’enlève l’ancien cuir, je gratte les résidus de colle et je découvre l’état du dos sous tout ça. En l’occurence, il est en relativement bon état, mise à part quelques trous de petites bêtes dévoreuses de papier.

Une fois que le dos est propre, pour éviter d’avoir à le défaire et le recoudre entièrement, je couds de nouvelles ficelles à celles d’origine. Mon dos ressemble à une momie, mais il retrouve une solidité certaine !

Je le protège ensuite avec du papier goudron, qui me sert de claies, que je viens poncer délicatement pour limiter les aspérités du dos, car le cuir va venir se poser directement dessus.

La passure en cartons

Une fois que le dos est bien propre, je m’occupe des cartons. Je les choisis bien épais, pour être en cohérence avec le carton d’origine et l’épaisseur du livre. Ensuite, je travaille la passure en cartons : c’est l’étape où je passe mes ficelles à l’intérieur du carton pour rendre le tout uni.

 

Le travail du cuir

Pour tout vous dire, j’ai oublié mon appareil photo durant une journée. Et c’est évidemment celle où je posais le cuir !

Ce que j’ai fait, c’est que j’ai envoyé mes morceaux de cuirs coupés à la bonne taille à un pareur professionnel : ça m’a fait gagner du temps, et je n’ai pas eu de mauvaises surprises !

J’ai pu poser le cuir sereinement.

 

La pose des gardes couleurs

Une fois mon cuir, sec, je recoupe le cuir à l’intérieur pour faire quelque chose de propre, puis je mets un comblage pour compenser l’épaisseur du cuir, avant de poser les gardes couleurs.

J’ai choisi un papier faux marbré : il n’est pas fait à la main, mais imprimé en série. Ca m’a permis d’avoir plusieurs feuilles de papier identiques.

La dorure

Les livres sont presque finis, il ne manque que la touche finale : la dorure.

Les encyclopédies terminées

J’espère que cet article vous aura plu !

 

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